<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>beneburundi</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://beneburundi.hautetfort.com/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/" />
<subtitle>beneburundi</subtitle>
<updated>2009-03-02T23:13:41+01:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="http://www.hautetfort.com/admin/" version="6.0">HautetFort</generator>
<id>http://beneburundi.hautetfort.com/</id>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Fair play/Fair Trade</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2009/03/02/fair-play-fair-trade.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2009-03-02:2076474</id>
<updated>2009-03-02T23:13:41+01:00</updated>
<published>2009-03-02T23:09:00+01:00</published>
<summary>   BD PLan UK.pdf    Ami internaute, si tu cherches des histoires qui se...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;&lt;a name=&quot;media-1613126&quot; href=&quot;http://beneburundi.hautetfort.com/media/00/02/1806263337.pdf&quot; id=&quot;media-1613126&quot;&gt;BD PLan UK.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ami internaute, si tu cherches des histoires qui se déroulent au Burundi, consulte&amp;nbsp;les notes précédentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En réalité, je voulais que le document PDF s'affiche. C'est une &quot;planche&quot; en réponse à une offre d'emploi pour une ONG britannique qui fait de l'Education au Développement. J'ai choisi de traiter le travail des enfants que nous cautionnons (malgré nous?) par notre façon de consommer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette page est un premier essai de ce genre... Mes derniers dessins &quot;façon BD&quot; remontent à mes scribouillages de lycéenne, c'est-à-dire au siècle dernier!&lt;/p&gt; 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Goodbye Tantine</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/08/20/goodbye-tantine.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-08-20:1759516</id>
<updated>2008-08-20T11:10:54+02:00</updated>
<published>2008-08-20T11:10:54+02:00</published>
<summary>  &amp;nbsp;   L’heure des au-revoir est aussi celle des révélations. Ainsi mes...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’heure des au-revoir est aussi celle des révélations. Ainsi mes collègues et les étudiants de Lettres ont organisé, pour mon départ, une réception (je n’oserais pas dire «&amp;nbsp;petite&amp;nbsp;», vu les efforts qu’ils ont fournis pour organiser cela). Bière, Fanta, brochettes… rien n’a manqué. ET surtout pas les discours&amp;nbsp;: celui du doyen de la faculté, celui des étudiants et le mien. Oui, tout à fait&amp;nbsp;! Je me suis également pliée à cet exercice périlleux du discours en public. Bien sûr, il manquait toute la virtuosité métaphorique que permet le kirundi. Mais apparemment, je n’ai pas été trop mauvaise, puisqu’ils m’ont félicitée pour mon discours… à moins que ce ne fusse par pure courtoisie parce que je leur avais dit tout le bien que je pense d’eux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Durant le discours du représentant des étudiants, j’ai appris qu’ils m’avaient surnommée pendant ces 2 ans «&amp;nbsp;Tantine&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Ce qui nous a fait beaucoup rire. Décidément, mon collègue n’était pas le seul a trouvé que je les maternais. Mais cela me fait plaisir, car c’est plutôt gentil (enfin… je l’ai pris comme tel) et l’on sait tous que les étudiants sont loin d’être tendres lorsqu’il s’agit de donner un surnom à leurs professeurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Même si je ne souhaite pas rester, je sais déjà que ces étudiants vont me manquer… mes collègues aussi, d’ailleurs. Je crois que ce n’est pas partout que l’on peut avoir une telle relation avec ses étudiants. Ils sont pleins d’énergie et de volonté. Malgré leurs conditions financières parfois difficiles, leur vie de famille à mener (certains sont mariés et déjà parents), les moyens matériels de l’université qui frustrent la curiosité intellectuelle, ils s’accrochent à suivre ces 4 années d’études dans une langue qui n’est pas la leur et que l’on demande de maîtriser parfaitement. Mais surtout, ils m’ont supportée pendant ces 2 ans. «&amp;nbsp;Supportée&amp;nbsp;» dans les 2 sens&amp;nbsp;; ils ont subi mes humeurs, mes ras-le-bol de répéter tout le temps la même chose, mes remises en question, ils ont accepté une prof qui marche à pied ou qui vient en taxi-vélo et qui parfois a une chaussure trouée (ce qui change de quelques profs qui se donnent des airs supérieurs parce qu’ils ont atteint un certain niveau social). Mais ils m’ont aussi «&amp;nbsp;supportée&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;portée&amp;nbsp;», lorsque le moral était au fond de mes baskets trouées. Tous ces matins où lorsque le réveil sonne, je me disais «&amp;nbsp;hmmm, j’ai pô envie d’y aller… pfff&amp;nbsp;», bien sûr j’y allais quand même et finalement, la journée se passait mieux que je ne le prévoyais car, contrairement à moi, ils semblaient toujours de bonne humeur (mais comment font-ils&amp;nbsp;?!), toujours extrêmement polis et je dois dire qu’ils sont assez bon public car ce n’est pas difficile de les détendre avec une petite blague pendant le cours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà, je sais que j’ai beaucoup écrit sur mes étudiants, souvent pour râler. Mais une «&amp;nbsp;tantine&amp;nbsp;» est aussi là pour cela, pour dire ce qui ne va pas, pour rouspéter parfois, pour féliciter aussi. Finalement, c’est comme une vie de famille, il y a des hauts, des bas, le quotidien qui s’installe. Mais quand il faut dire au-revoir, on est tout malheureux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet épisode est sûrement le dernier de ce blog, car il me reste 10 jours avant de reprendre l’avion, et je ne suis pas sûre d’avoir le temps de vous écrire une nouvelle fois. Peut-être aurai-je envie d’écrire à mon retour pour donner mes impressions «&amp;nbsp;post-Burundi&amp;nbsp;». Mais je ne souhaite pas continuer davantage car ce blog avait pour objectif de garder le contact avec vous tous pendant ces 2 ans, car les moyens de télécommunications traditionnels ne le permettaient pas. Une fois sur le sol français, je serai joignable par téléphone et mail 7/7j, 24/24h pour le mail, pour le téléphone je compte sur votre savoir-vivre pour ne pas appeler au milieu de la nuit (exception faite pour le 31 décembre).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Merci à tous de m’avoir suivie pendant tout ce temps. Merci pour vos commentaires, votre soutien et vos compliments (merci aussi pour les petits mots du 13).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bises à tous et à très bientôt en chair et en os&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Les Bonnes choses ont une fin… Rassurons-nous, les mauvaises aussi !</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/07/21/les-bonnes-choses-ont-une-fin-rassurons-nous-les-mauvaises-a.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-07-21:1713759</id>
<updated>2008-07-21T17:10:42+02:00</updated>
<published>2008-07-21T17:10:42+02:00</published>
<summary> Ainsi, Mutamax a enfin quitté le Burundi et Ngozi par la même...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
Ainsi, Mutamax a enfin quitté le Burundi et Ngozi par la même occasion&amp;nbsp;! Plus de grognements incompréhensibles, de plaintes sur les nombreuses maladies (réelles ou imaginaires) et sur le fonctionnement de l’université… bref, je retrouve la maison et Julien par la même occasion, puisqu’il avait quasiment déserté depuis que le vieux l’avait qualifié d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;incarnation du chaos total&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», alors qu’il s’était installé dans le salon un dimanche après-midi pour travailler. Forcément, ça ne fait pas très plaisir. Pourtant, seul Julien a eu droit à une lettre laissée sur son bureau par Mutamax juste avant de partir. Je vous passerai les détails des reproches que Mutamax faisait à Julien dans cette lettre, mais la remarque concernant le manque de compassion alors qu’il était malade nous a bien plu… Tout comme le fait de laisser cette lettre, sans droit de réponse, puisqu’il était dans l’avion quand Julien l’a trouvée et qu’il n’a pas laissé ses coordonnées. Finalement, cela rend assez bien compte à quel point il a toujours été ouvert au dialogue. Le manque d’intelligence de cœur (et d’esprit&amp;nbsp;?) de certaine personne fait peine à voir… &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;… Oui, je sais, c’est sûrement quelqu’un qui souffre au fond de lui, et qui ne sait pas comment trouver une solution. Un collègue psychologue l’a déclaré dépressif. Certes, mais je ne suis pas venu au Burundi pour être la psy de profs européens névrosés et à la retraite qui pensent oublier leur mal-être en changeant d’hémisphère pour rendre service à «&amp;nbsp;ces pauvres Africains&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;…Ou lalala… C’est pas très chrétien, tout ça. Je paierai sans doute pour ces quelques lignes. Quoique… Six mois de cohabitation avec mutamax, c’est une facture largement payée, non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Il y a donc des départs dans l’air. Mais certains départs serrent le cœur. D’abord parce que c’est la fin d’une aventure avec des amis, et cela me rappelle que je vais également faire mes valises dans peu de temps. Ainsi je viens de passer mon dernier week-end à Busiga en compagnie de Sarah et Denis, rejoints par Céline, Estelle et Armel, nos copains «&amp;nbsp;de la capitale&amp;nbsp;». Finalement, le week-end s’est passé comme d’hab’, avec de la bonne cuisine, des jeux, les vannes qui fusent dans la maison, du temps avec les enfants… Comme si rien n’allait changer, peut-être pour profiter simplement des derniers moments.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;D’ailleurs, Sarah me faisait cette réflexion&amp;nbsp;: on attendait ce départ avec impatience, mais maintenant que l’heure approche, ça fait drôle.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Pourtant on aura râlé, pesté, parfois craqué parce qu’on n’en pouvait plus des «&amp;nbsp;Muzungu, donne-moi l’argent&amp;nbsp;», des comportements ou raisonnements insensés (selon nous, bien sûr) de certaines personnes, des coupures d’eau et d’électricité (enfin, surtout à Busiga), des lessives à la main, des arnaques des commerçants, de la nonchalance de certains Burundais… Bref, toutes ces choses qui font comprendre que ce n’est vraiment pas facile de vivre dans un autre pays que le sien, où les repères, les refuges que l’on a, sont limités, où l’on ne comprend pas grand choses des règles tacites de la société. Alors on se plante, on ne comprend pas, on s’énerve et petit à petit, toutes ces choses ont pompé notre énergie, alors qu’on en avait plein, au départ.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Alors quand sonne l’heure du départ, on est fatigué mais on repense davantage à tout ce et ceux qu’on quitte. Parce qu’il y en a, des gens biens au Burundi, plein même&amp;nbsp;! Des gens qui nous ont accueillis et ont fait l’effort d’essayer de nous comprendre, et parfois de nous supporter. Des gens qui nous ont laissé prendre des initiatives et nous ont parfois soutenu dans les changements que l’on souhaitait apportés, en acceptant la nouveauté, la différence, la remise en question. Des gens qui nous ont donné quelques clés pour mieux comprendre la société, qui nous ont fait partager des moments de leur vie personnelle. Des gens qui nous ont toujours accueillis et salués avec le sourire, sans jamais avoir un mot plus haut que l’autre, malgré l’inconstance de nos humeurs (là, je parle pour moi).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Il y a aussi toutes ces petites choses sympas du quotidien&amp;nbsp;: être dehors presque toute l’année, aller à pied au boulot en regardant les collines verdoyantes dans la lumière du matin, le contact parfois théâtral avec les gens dans la rue ou dans les commerces, se poser dans un cabaret, prendre une brochette et une bière et faire des rencontres tout le temps, parfois des rencontres improbables, comme un vendeur de peaux de serpent habillé en cow-boy, être salué par des gens ou des enfants dans la rue qui sont trop fiers d’avoir dit bonjour à la muzungu. Avoir toute la liberté au travail car, quoiqu’on fasse, c’est très bien. Cette légitimité du blanc est quand même dérangeante, car il faut soi-même poser ses garde-fous, mais c’est quand même plus agréable qu’un chef qui ne laisse rien faire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Voilà, ce qui revient à l’esprit à l’approche du départ, alors que quelques jours auparavant on était encore en train de se dire «&amp;nbsp;vivement le départ&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Mais tout ça ne veut pas dire que je souhaite rester pour autant. Là, les batteries commencent à être à plat et un retour au bercail s’impose.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;D’ici là, je profite donc de ces dernières semaines même si le boulot n’est pas fini&amp;nbsp;: je termine mes cours dans 3 jours (youpiii&amp;nbsp;!), mais les examens vont suivre en aout. Autant dire que ça va passer très vite&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bises à tous!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Mouvement de grève contre les étudiants!</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/06/30/mouvement-de-greve-contre-les-etudiants.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-06-30:1685592</id>
<updated>2008-06-30T16:50:17+02:00</updated>
<published>2008-06-30T16:50:17+02:00</published>
<summary>  « Hey, Children ! Leave the teacher alone ! »    Merci à Aude pour cette...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
« Hey, Children ! Leave the teacher alone ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Merci à Aude pour cette phrase détournée des Pink Floyd, laissée sur mon mur dans mon livre de visages… heu…je veux dire, sur le wall dans Facebook.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Joie et allégresse en ce dibanche 29 juin 2008, Budabax a enfin pris son billet de redour pour l’Espagne et rendre le 09 juillet 2008 ! J’ai édé balade dout le week-end à cause d’un gros rhube, mais ce d’est bas grave, cette douvelle illubide ba jourdée !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A part cela, les choses vont mieux, en comparaison avec la situation avant mon départ et celle juste à mon retour. La routine « boulot, taxi-vélo, dodo » me pesait un peu, d’autant que la présence de Mutamax fait fuir Julien (mon coloc avec qui la communication est possible et même sympa) et notre grand pote Imed est parti de Ngozi (et du Burundi par la même occasion). Conséquence, ma vie sociale se résume aux conversations avec mon « lavandier » (masculin de lavandière, celui qui fait ma lessive, quoi !). Certes, il est très gentil et très curieux d’apprendre plein de choses, mais ce n’est pas avec lui que j’irais au bar du coin ou faire une balade en refaisant le monde. Bref, pas très excitante la vie sous le soleil de Ngozi, surtout que j’ai mis un peu de temps à me remettre dans le bain et à retrouver mes repères, après mon séjour en France. Revenir pour trois mois, finalement c’est assez court, comparé aux 18 écoulés et j’avais davantage l’esprit en France. Donc, forcément, les choses ici m’agaçaient.&lt;br /&gt; Mais ça va nettement mieux… et surtout mes nerfs, grâce aux bons conseils de mes collègues. En effet, la tension montait depuis déjà longtemps entre une classe et moi. Je râlais contre leur absentéisme, mais finissais par me demander lorsque je les avais presque tous en cours, si ça n’était pas mieux finalement lorsqu’ils étaient absents. Cette classe est la bête noire de tous les profs, et mon collègue chargé du cours de compréhension et expression orales m’a avoué faire le cours tout seul. Ils lui ont même reproché de les haïr car il les forçait à parler. De moi, ils se sont plaint que je les grondais tout le temps et que je les traitais comme des enfants. En effet, dans la mesure où mon cours se base sur la correction du travail qu’ils apportent, et qu’ils n’apportent rien en cours, que lorsque je fais une référence au cours précédent, j’ai l’impression d’avoir des rangées de chèvres en face de moi. Alors oui, ça m’agace. D’autant plus qu’il y a beaucoup de jeunes qui voudraient être à leur place, et qui malheureusement, n’ont pas eu cette chance.&lt;br /&gt; Alors, comme me le faisait remarquer un collègue, oui, je les materne. Cela m’a surpris et un peu vexé au départ. Mais une fois la pilule avalée, cela m’a beaucoup aidé. Lambert m’a donc expliqué que je m’inquiétais trop de la réussite de mes étudiants (mon côté maternel), « trop » dans la mesure où je m’inquiétais plus qu’eux de leur propre réussite. « Mon bâton pour les faire avancer, me dit-il, c’est mon stylo rouge et la note qui tombe à l’examen. Tu ne devrais pas te ronger les sangs, car eux ne s’en font pas. Alors détends toi et n’ai pas trop pitié d’eux ». Nos relations n’ont jamais été simples car la communication ne passait pas toujours très bien, mais là, j’ai reçu une grande leçon ! Et il a su me dire ce que j’avais besoin (même si pas envie) d’entendre.&lt;br /&gt; Depuis, j’ai expliqué aux étudiants que je n’animerai le cours qu’en fonction des travaux qu’ils me fourniraient. Le reste du temps, je travaille à mon bureau pendant qu’ils font les exercices de traduction. Et c’est fou ce que je suis zen, depuis ! Dommage que cela arrive en fin d’année. Mais je garderai ce conseil pour la suite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà, les petites nouvelles de Ngozi. Je vous embrasse et prenez soin de vous. 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>« Tous pareils, tous différents »</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/06/08/tous-pareils-tous-differents.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-06-08:1652933</id>
<updated>2008-06-08T18:48:23+02:00</updated>
<published>2008-06-08T18:45:00+02:00</published>
<summary>  Bonjour et «&amp;nbsp;au revoir&amp;nbsp;» à tous ceux que je n’ai pas eu le temps...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Bonjour et «&amp;nbsp;au revoir&amp;nbsp;» à tous ceux que je n’ai pas eu le temps de saluer avant de repartir. Cela m’a vraiment fait plaisir de revoir tout le monde et je ne remercierai jamais assez Ludo pour avoir organisé cette magnifique réception afin que je puisse témoigner auprès de tous de mon expérience.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;… heu, pardon&amp;nbsp;?... Ah&amp;nbsp;?! C’était son mariage&amp;nbsp;?! Fantastique&amp;nbsp;! Quelle bonne idée de réunir ces 2 occasions en une&amp;nbsp;! Comme on dit, «&amp;nbsp;d’une pierre, deux coups&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! J’étais un peu déçue quand même qu’il n’y ait pas eu de diaporama sur ma vie au Burundi. Mais finalement, c’est mieux comme ça. Je vous avoue que je n’aime pas être tout le temps sur le devant de la scène. D’ailleurs, nous avons convenu avec mon agent que je ne débuterai les conférences de presse qu’en septembre, à l’occasion de la rentrée littéraire et de la sortie (alors, qui rentre&amp;nbsp;? qui sort&amp;nbsp;?) de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Ndagye &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ou Le Destin d’une jeune femme malouine, aventurière du XXIème siècle au cœur d’une Afrique tourmentée, qui par ses réflexions métaphysiques nous renvoie à notre condition humaine&lt;/i&gt;&amp;nbsp;». Bref, une petite biographie en toute modestie, bien sûr.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ne riez pas, il y a des personnes qui sont capables de dire de telles choses &lt;u&gt;sérieusement&amp;nbsp;&lt;/u&gt;! Le jour où j’en ferai partie, il faudra m’enfermer immédiatement dans une geôle en Sibérie ou dans tout autre endroit où ma mégalomanie ne nuira pas au reste de la société (oui, Cannes, pourquoi pas&amp;nbsp;? Mais en avril-mai, alors).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Quoiqu’il en soit, je suis de retour au Burundi et, vu mon emploi du temps, les seules personnes à qui je peux nuire sont mes étudiants. Mais je crois qu’ils s’y sont habitués depuis tout ce temps. Certes, l’habitude ne justifie pas la persécution. Ne vous en faites pas, le seul harcèlement psychologique que je pratique sur eux consiste à leur poser systématiquement des questions dont les réponses ne nécessitent aucune connaissance apprise par cœur mais exigent d’eux un minimum de réflexion personnel et de déduction. Aaaarrrghhh&amp;nbsp;! Quel supplice atroooce&amp;nbsp;! En une seconde, en quelques mots, la certitude de la connaissance, la sécurité du Savoir établi, ces années de tranquillité intellectuelle sont balayées, effondrées, anéanties&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Et par qui&amp;nbsp;?&amp;nbsp;», me direz-vous&amp;nbsp;! Par une professeur (si jeune qu’on se demande si elle a vraiment étudié pour être à sa place), venue de France (comme si elle pouvait comprendre en si peu de temps comment cela fonctionne ici) avec ses idées et ses remarques qui critiquent tout ce que l’on fait au Burundi. C’est un comble&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Oui, c’est vrai, je râle, je critique. Mais, excusez du peu, j’ai une identité française à assumer. Et un français qui ne râle pas, ça ne s’est jamais vu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Et oui, ça n’est pas facile de rentrer dans une autre société. On vient se mettre à la disposition des autres mais, au final, on se dit que s’ils faisaient comme nous, les choses iraient beaucoup mieux, forcément&amp;nbsp;! Et puis «&amp;nbsp;ça n’est pas facile de leur faire accepter le changement&amp;nbsp;». Et si, en fin de compte, c’est moi qui n’acceptais pas de changer, d’accepter ce que je ne comprends pas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Toutes ces discussions pendant mon séjour en France m’ont amenée à réfléchir sur ma vision du Burundi et la vision que les gens en ont. Quand on raconte ses voyages, on évoque toujours les différences, l’exotisme, rarement (ou rapidement) les ressemblances, car ça n’intéresse personne. Mais je constate le tort que ces récits peuvent faire. Ils enferment les personnes (de là-bas) dans une image fixe et stéréotypée. Au final, ce qui peut arriver là-bas ne nous remet pas en question puisqu’ils sont «&amp;nbsp;tellement différents de nous&amp;nbsp;». Alors, au risque de décevoir les personnes en manque d’exotisme, je préfère témoigner de toutes nos ressemblances, Français, Burundais, Africains, Européens. Pas la peine de parler des femmes avec des paniers sur la tête, un bébé dans le dos et vêtues de pagnes colorés, tout le monde a déjà vu ces images. Mais derrière ces clichés, on oublie que ce sont des femmes et des hommes qui essaient de mener leur vie, comme nous. Ils travaillent dur (même si c’est toujours plus facile de photographier ceux qui se la coulent douce dans l’heure de midi) et beaucoup d’entre nous seraient exténués en faisant un cinquième du travail qu’ils font en une journée. Comme nous, certains font le strict minimum au travail car, à la fin du mois, qu’ils se démènent ou non, le salaire est le même et la reconnaissance hiérarchique inexistante. Beaucoup sont blasés de voir que ce sont toujours les mêmes qui profitent du système… comme chez nous. Comme dans toutes les universités, les étudiants trouvent qu’ils ont trop de travail, certains se démènent entre petits boulots, études et vie familiale. Comme partout, les profs râlent que les étudiants ne travaillent pas assez, qu’eux aussi ont trop de travail et qu’on ne les écoute pas.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;A Brest, Paris, Buja ou Ngozi, même si ce n’est pas la fête tous les jours, on se lève (non pas pour Danette) mais pour aller travailler, parce qu’il faut bien vivre. Alors je me dis que c’est la même chose qui nous anime, les mêmes aspirations qui font qu’on ne baisse jamais totalement les bras&amp;nbsp;: avoir une vie heureuse, gagner sa vie convenablement, être entouré des gens qu’on aime. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Certes les conditions de vie et de travail ne sont pas les mêmes. Imaginons-nous sans sécurité sociale, sans salaire minimum, avec des coupures d’eau et d’électricité régulières, imaginez qu’un litre d’essence, c’est une journée de travail et que les services publiques sont en réalité à régler «&amp;nbsp;sous la table&amp;nbsp;». Vous penseriez tenir combien de temps dans ces conditions&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Pour ceux qui pensent encore vivre dans un pays civilisé, sachez qu’ici, la diplomatie est le «&amp;nbsp;sport&amp;nbsp;national&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: un conflit n’est jamais ouvert mais ils sont experts en double langage pour faire comprendre leur désaccord (encore faut-il avoir un décodeur). Cela agace beaucoup les européens (directs) que nous sommes mais cela montre surtout la patience et le sang-froid dont les gens font preuve, contrairement à un certain chef d’Etat qui se permet un «&amp;nbsp;casse toi, pauv’ con&amp;nbsp;» à un de ses «&amp;nbsp;chers concitoyens&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Autre point, pourquoi parle-ton en Europe de «&amp;nbsp;violences entre communautés&amp;nbsp;», mais d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;affrontements (ou massacres) entre ethnies&amp;nbsp;» en Afrique&amp;nbsp;? Les mécanismes de violence et leurs causes sont ils réellement différents&amp;nbsp;? Si les circonstances économiques et politiques nous poussaient, nous aussi, à cette violence, saurions-nous rester les grands humanistes que nous pensons être&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;C’est vrai que je me moque et je critique cette société burundaise qui ne me fait pas toujours la vie facile depuis près de 2 ans, mais le nez du clown cache toujours une vérité plus grave. Alors ce soir, j’avais envie d’enlever le maquillage qui vous fait (apparemment) bien rire parfois, pour vous révéler les choses plus sérieuses que j’ai découvertes ici.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Merci encore pour tous vos témoignages de soutien.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;PS&amp;nbsp;: Je viens d’apprendre la mort d’Yves-Saint-Laurent, je crois que mon tour est venu de faire mon entrée dans le monde de la mode, la place est enfin libre&amp;nbsp;!&amp;nbsp;;o)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;PPS&amp;nbsp;: Amis bloggeurs, pouvez-vous me faire parvenir l’adresse de vos blogs car je ne les ai plus depuis la réinstallation de mon ordi. Merci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;PPPS&amp;nbsp;: le propriétaire de la 106 Green garée en double file, est prié de la déplacer&amp;nbsp;? Merci.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;…. Pardon&amp;nbsp;? Oh zut&amp;nbsp;! C’est la mienne&amp;nbsp;! Allé, je file&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Pas de panique</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/04/18/pas-de-panique.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-04-18:1580656</id>
<updated>2008-04-18T13:58:49+02:00</updated>
<published>2008-04-18T13:58:49+02:00</published>
<summary>  Peut-être l'avez vous entendu, des échanges de tirs (bombes, mortiers) ont...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;Peut-être l'avez vous entendu, des échanges de tirs (bombes, mortiers) ont été entendus la nuit dernière à Buja. Pas de soucis pour moi, j'étais dans mes collines. Je devais descendre sur la capitale aujourd'hui pour faire le visa &quot;sortie-retour&quot; mais je descendrai vendredi prochain car l'Ambassade appelle à la prudence et recommande de ne pas circuler sur les routes. ça, c'est du côté des expatriés. Pour les Burundais, la vie semble être revenue à la normale ce matin (c'est triste à dire mais ils en ont vu d'autres).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes amis qui sont à Buja ont été impressionnés mais tout le monde est sain et sauf. L'inquiétude monte mais on attend surtout des informations claires (qui? pourquoi?) et de voir comment la sitution va évoluer ces prochains jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, nous (l'ensemble des volontaires) allons bien. Je vous tiens au courant. En tous cas, ils ne me feront pas manquer mon avion le 5 mai! ah non!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bises à tous&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Béné&lt;/p&gt; 
</content>
</entry>
<entry>
<author>
<name></name>
<uri>http://beneburundi.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Ngozi, « the place to be »!</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://beneburundi.hautetfort.com/archive/2008/04/07/ngozi-the-place-to-be.html" />
<id>tag:beneburundi.hautetfort.com,2008-04-07:1552090</id>
<updated>2008-04-07T10:49:55+02:00</updated>
<published>2008-04-07T10:49:55+02:00</published>
<summary>  Encore une fois, je vous ai laissé sans nouvelle pendant quelques temps,...</summary>
<content type="html" xml:base="http://beneburundi.hautetfort.com/">
Encore une fois, je vous ai laissé sans nouvelle pendant quelques temps, mais comme je vous l’avais expliqué brièvement dans mon dernier « épisode », le travail ne manque pas : mémoire, cours, préparation, etc... Voilà, j’ai insisté pour amener des changements dans l’enseignement des langues à l’université et, évidemment, je me retrouve avec 2 fois plus de boulot. Mais comme dit l’autre : « t’as voulu, t’as eu, t’assumes ! ». Alors je vais assumer jusqu’à la fin de mon contrat. Mais je ne le vis pas trop mal car ces changements sont reçus positivement par mes collègues. Après le creux de la vague où je buvais la tasse en essayant de sortir la tête de l’eau, arrive enfin le temps où je me sens portée par le courant, prête à surfer sur le haut de la vague ! Après l’organisation des emplois du temps, je m’attaque à la « réforme » des mémoires de fin d’étude ! Mais je suis contente car mes propositions de « réforme » ont été très bien accueillies par mes collègues qui m’ont, par la même occasion, chargée d’élaborer les nouvelles propositions. Youpiii ! Moi qui avais peur de m’ennuyer les week-ends, une fois mes cours préparés. Mais comme je vous l’ai dit, pas de soucis car la période « Schtroumpf grognon » est terminée. Il y a du nouveau ! D’abord, des bébés : félicitations à Anne-Sé pour son petit Tymothée et à Sophie pour le petit Matis ! Francine, tu es la prochaine sur la liste. On attend donc la naissance de Shima-Tom avec impatience ! Autre nouveauté : Ngozi devient le rendez-vous immanquable pour les amateurs de musique « live ». Depuis la reprise du night-club La Moda par Jean-Paul –un « business-man » burundais avec un accent belge à couper au couteau !- Ngozi est devenu Ze place tou bi ! Il y a d’abord « l’Accoustic Café » les soirs en semaine, avec Albert et sa guitare qui chante Joe Dassin (incontournable au Burundi), des tubes burundais et ses propres compositions. Le week-end, place au groupe formé par Albert qui a réuni des jeunes musiciens de Ngozi pour animer les soirée ngoziennes. C’est une chance pour ces jeunes artistes de se produire devant un public et depuis la formation du groupe il y a plus d’un mois, il y a eu de sacrées améliorations. On peut même dire qu’ils ont « mis le feu », ce samedi soir, pour un concert en hommage au célèbre chanteur (enfin... célèbre au Burundi) Thcanjo Amisi. Il y avait même une équipe de la télé nationale ! Plus tôt dans la journée, Albert et son groupe avaient aussi fait danser les plus petits à l’occasion du spectacle des enfants de Busiga monté par Albert. En effet, pendant les vacances de Pâques, il s’était rendu 3 fois par semaine à l’orphelinat pour préparer un spectacle avec les enfants de l’orphelinat. Une grande première pour ces enfants dont la créativité artistique n’est pour ainsi dire, jamais « titiller ». Mais ils ont été à la hauteur et nous ont offert une super représentation ! Chapeau à l’artiste-éducateur et aux enfants ! Pour récompenser les enfants de leur travail, Albert et son groupe ont fait un mini-concert dans le jardin de l’orphelinat avant de repartir vers Ngozi pour le concert à La Moda. Sarah et Denis sont également venus à Ngozi pour fêter, avec tous les copains de Ngozi, l’anniversaire d’Oscar, notre collègue espagnol. C’est donc un week-end bien rempli qui se termine par un après-midi tranquille mais studieux à Busiga. Bisous à tous, portez-vous bien et à très bientôt pour ceux que je verrai à Saint-Malo. Je serai à Saint-Malo du 06 au 27 mai, mais indisponible les week-ends du 10 et du 24. Ciao ! 
</content>
</entry>
</feed>