24.11.2006
épisode 1
Bonjour à tous,
Tout d’abord un grand merci pour tous vos témoignages de soutien et d’encouragement lors de mon départ.
Voila une semaine déjà écoulée et, à la grande surprise des Pères qui veillent sur moi, je me suis vite fait à ma nouvelle vie. Le décalage horaire n’est que d’une heure et il fait entre 15 et 20 degrés, entre averses et éclaircies. Les paysages sont magnifiques (photos à venir) : montagnes vallonnées recouvertes de petites parcelles de thé, de caféiers en fleurs, de bananiers et autres palmiers. L’érosion laisse apparaître de plus en plus une terre rouge fertile mais de moins en moins pour les populations qui vivent là. Il parait qu’il y a une maison sous chaque bananier, on comprend le niveau de surpopulation.
La vie à l‘évêché est très sympa, les pères abbés ne manquent pas d’humour, ils m’ont avoué qu’ils allaient me « faire travailler comme une négresse ». C’est donc dans une ambiance bon enfant que je retrousse mes manches pour participer au projet de l’université, d’abord en assurant mes cours à l’année (chose rare ici) et en étant « réquisitionnée » dans l’équipe qui a la laborieuse mission d’assainir les finances de l’université.
J’ai bientôt une petite maison à moi toute seule (pour l’instant) mitoyenne de 3 sœurs Bene Maria, qui ont pendu leur crémaillère en faisant la danse de la guêpe… un grand moment !
Mes formalités (ambassade, visas…) à la capitale m’ont permis de retrouver mes collègues volontaires de la DCC. Cela m’a permis aussi de voir les forteresses dressées par l’ONU pour protéger son personnel et les moyens mis en œuvre pour leur confort… Personnellement, ça me fait mal au cœur et je suis contente de revenir dans ma ville tranquille de Ngozi, même si je sais que, moi aussi, je serai toujours du côté des privilégiés.
J’ai promis de ne pas faire trop long alors, je vous embrasse. Portez-vous bien et n’hésitez pas à me renvoyer un petit mot. Pour un coup de téléphone (aïe !) 00257 574 749. J’ai confié mon téléphone français à ma maman, les messages envoyés ne sont donc pas perdus.
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